Le Tarn du Maréchal, par Philippe Delvit
1 janvier 1995
Comme un souvenir trop longtemps occulté, Vichy revient à la surface de la mémoire.

Beaucoup l'ont subi et certains ont disparu avant 1944, condamnés d'avance par le régime. Les internés de Brens, ceux de Saint-Sulpice, les Juifs assignés à résidence à Lacaune, sont de ceux-là. D'autres s'en sont accommodés, ont soutenu dans l'enthousiasme un gouvernement qui ne se cachait pas de vouloir faire la Révolution Nationale. Mais une minorité, qui ira plus tard à la Milice, à la SS, était prête, dès 1940, à préférer les solutions définitives.
Le Tarn du Maréchal, c'est un département de 300 000 habitants, jeté comme les autres dans la tourmente de 1940. La nuit, les avions, les alertes, les parachutages, l'action de plus en plus décidée de la Résistance. Le jour, la réalité grise d'une Occupation qui ne dit pas son nom : pénurie de ravitaillement, pénurie de liberté.

Philippe Delvit, Le Tarn du Maréchal, Toulouse, Loubatières, 1995, 128 p.


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